[04/01/05] De la visite (Edgar)

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Message Sujet: [04/01/05] De la visite (Edgar)   Lun 6 Nov - 11:14

Angus s'était levé au crépuscule, l'heure du gouter. Le temps pour lui de se prendre une dose de sang dans le frigo, tel un enfant buvant sa briquette de lait à la paille, il s'habillait déjà, enfilant l'un des costumes qu'il réservait pour ses venues dans son usine. Il était rare qu'il y aille un samedi, cela avait dû arriver trois fois l'année dernière. Mais le patron qu'il était n'avait pas foutu un pied dedans depuis le réveillon de la nouvelle année. Il se devait de se montrer un peu, il se devait de gérer un peu son affaire même s'il avait des personnes qui le faisaient pour lui. Il avait après tout toujours des comptes à rendre à son père, le président de MAPM et sa nouvelle condition de vampire n'avait pas changé cela. Il ne possédait pour le moment que quarante neuf pour cent des parts de l'unité de fabrication de Chicago, il avait beau être l'actionnaire prioritaire, il n'avait pas la majorité. Il espérait recevoir vingt à trente pour cent d'ici deux ans, à partir de là, il pourrait vraiment faire ce qu'il voudrait ou presque.

Ce qui était bien avec l'hiver, c'était que le soleil se couchait tôt, il pouvait donc passer quelques heures à l'usine puis aller divaguer à quelques occupations. Son statut de jeunes directeurs préférant les sorties et la vie nocturne des soirées qu'il avait avant son étreinte faisait qu'au final il n'avait presque pas changé sa façon de faire, on ne le voyait que très peu avant le matin, maintenant on ne le voyait plus du tout. Il serait là en fin d'après-midi en hiver et en début de soirée l'été, certains croiront certaines choses peut-être mais la plupart mettront cela sur l'excentricité d'un blanc bec de vingt cinq piges qui n'avait aucune nécessité à travailler vu la famille dans laquelle il était né. Certains ouvriers déclaraient que la direction de l'usine était pour lui plus un hobby qu'un métier, et au final il ne se trompait pas vraiment. On l'avait forcé après tout à embrasser sa carrière d'industrielle. Mais l'homme avait surpris quelque peu son monde lorsqu'il s’intéressa à l'ancienne ligne de fabrication, la B. Mise sur le côté depuis une décennie, quelques années après l'installation de la c. Ce qui n'était que projet au départ avait reçu à la fin de l'année un budget pour l'année 2005 et Angus avait alors demandé le nettoyage de cette partie de l'usine pendant les congés de fin d'année, bien sûr il avait donnait une belle prime pour cela.

Officiellement l'homme avait eu l'idée de recycler les poubelles contenant beaucoup de papier, c'est-à-dire celle des restaurants et fastfoods mais derrière cette idée s'en cachait une bien plus sombre, celle de pouvoir faire disparaitre un corps humain. Angus se demandait parfois comment l'idée était né en lui mais il se doutait que c'était la part sombre née en lui qui lui avait soufflait tout cela....

Mister McAllister comme l'appelaient ses employés avait déjà été faire un tour pour voir l'avancement du nettoyage de l'ancienne ligne B . Les gars avaient vraiment fait du bon boulot, une fois sur son ordinateur, il avait l'idée d'envoyer un mail à la comptabilité pour qu'elle leur glisse un petit billet en plus dans leur paye. Maintenant que la couche de papier, de crasse et de poussière était enlevée, l'inventaire pouvait commencer, puis ce sera le calcul des couts de remise à neuf des éléments utiles puis des investissements à prévoir....

Il s'installa sur son fauteuil en cuir, alluma le PC portable qui trainait au milieu du bureau. Il fallait qu'il fasse l'e-mail avant qu'il n'oublie de le faire.

_ Jouons encore au Papa Noël!



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Message Sujet: Re: [04/01/05] De la visite (Edgar)   Ven 10 Nov - 13:22
    Le gamin me fatigue. Il peut pas faire comme il fait d'habitude quand j'ai besoin de le trouver ? Non ! Monsieur décide de se la jouer excentrique quand il ne faut pas ! Un véritable génie... Jamais il ne fout les pieds dans son usine le week-end et ce jour-là, il décide de contrevenir à ses habitudes. Enfin, je devrais plutôt être content de lui. C'est problématique les habitudes, ça nous rend mous, faible et surtout, une proie facile à traquer. J'essaie de ne pas en installer le plus possible moi. Mais c'est parfois difficile. Rien que d'être obligé de pointer tous les jours à un travail de merde pour pouvoir se payer une piaule de merde pour pouvoir vivre dans cette ville de merde. Dans l’absolu, je pourrais demander au gamin de m'entretenir, il a suffisamment de tunes pour deux. Mais j'ai une dignité et je ne veux rien de particulier que l'argent peut offrir. Le peu dont j'ai besoin, je préfère le gagner moi-même.

    En parlant de travail, j'avais posé ma nuit pour pouvoir être tranquille et ne pas me retrouver gêner par les horaires. Mais la lune avait déjà entamé sa course quand j'arrivai à la lisière de l'usine. Je n'ai pas eu trop de mal à me glisser dans l'usine. L'avantage quand on fait les trois huit, c'est qu'il y a toujours du monde à faire tourner le bordel. Idéel pour ma situation et vu ma tronche, je n'avais pas de mal à me faire passer pour un des ouvriers. On m'avait déjà vu traîner dans le coin si bien qu'on ne me posa pas de question. Peut-être que ça viendrait un jour, mais ça serait au gamin de gérer. Ses ouvriers, son usine, ses problèmes ! Je me suis donc mis à monter les marches menant vers son bureau. Une fois arrivée, je ne pris même pas la peine de frapper à la porte et l'ouvris tout en entrant dans la pièce.

    « - Salut gamin, la forme ? »

    Voilà les quelques mots que je lui ai adressé avant d'aller m'avachir dans un fauteuil des plus confortables qui ornaient son bureau. Ce truc valait sûrement plus d'argent que tous mon appartement. Je finirais bien par faire quelque chose de lui. il avait un potentiel certains c'est d'ailleurs pour ça que je lui ai fait le don de la vie éternel dans le monde de la nuit. Certains y ferait là une malédiction. Mais c'est en réalité un cadeau. Celui qui te permet de passer de proie à prédateur, de venir l’espèce apex de la planète et de dominer le monde. Avec suffisamment de temps devant soi pour venir à bout de n'importe quel projet. Il suffit qu'il arrive à penser un peu plus... grand. De lever la tête de son ordinateur et de son usine à papier. Enfin, le mode matériel a bien planté ses crocs dans sa gorge.

    « - Faut qu’on cause de trucs importants. Tu’as reçu des coups de téléphone étrange non ? »

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Message Sujet: Re: [04/01/05] De la visite (Edgar)   Lun 13 Nov - 10:33

Angus tapotait les touches du clavier pour écrire l'e-mail bienfaiteur qui allait offrir un deuxième bonus à ses gars qui avaient bien bossé. Il trouvait l'idée de donner un petit biller avec Benjamin Franklin en plus était une chose tout à fait honnête, sachant qu'il avait déjà une prime pour ce travail. Il ne fallait pas trop les habituer à tout cela, puis c'était vraiment exceptionnel, car lui le propriétaire était vraiment enjoué d'avoir vu le résultat de leur dur labeur hivernal.

_ Une bonne chose de faite à la suivante maintenant...

La chose suivante? La lecture d'une tripotée de mail dont la plupart avait déjà eu réponse ou relance des personnes compétentes. Au final il le faisait plus pour se tenir au courant que pour vraiment agir. Lui il prenait les grandes décisions, et cela se passait le plus souvent le mardi soir lors de la grande réunion hebdomadaire, au pire on l'appelait sur son téléphone en cas d'urgences. La journée c'était Walker qui répondait, prétextant que le directeur dormait encore si c'était dans la matinée ou qu'il faisait quelque chose lorsque c'était l'après-midi, la dure vie d'un jeune millionnaire en somme.

Quelqu'un rentra sans frapper, Angus allait se tournait vers la personne pour la réprimander de rentrer ainsi dans son office, mais la voix qui se fit entendre calma vite le jeune homme. C'était Edgard, son Sire, celui qui l'avait fait. Il se dépêcha de finir sa phrase et détacha alors son regard de l'ordinateur pour le poser maintenant sur l'être obscur.

_ Edgar quel plaisir de te revoir mon ami. Tu as passé de bonnes fêtes?

Bien sûr l’homme ou plutôt la créature devant lui était bien plus que son ami, mais Angus trouvait que la formule allait bien, surtout que son Sire avait voulu dès le départ éviter les termes pompeux et les trop grandes marques de respect. Plus d'actes, moins de paroles en somme. Il l'interrogea sur des appels, ainsi donc cela voulait dire que d'autres que lui avaient eu ses appels? Il était vrai qu'il avait cru lire un article dans le journal sur cela, mais le sang d'une femme enivrée à la téquila venait de lui remplir le corps de sa douce chaleur au gout d'agave, le soir de la soirée du gala de Miss Montgomery.

_ Effectivement. Sur ma ligne pro et perso en prime. Tu sais le numéro que je tai donné pour mon joindre, celui connut par une poignée de personnes. J'ai mis notre ami John sur l'affaire, je vais l'appelé pour savoir ce qu'il a découvert.

Angus pris son Blackberry et appela alors John Walker l'homme qu'il avait fait sien, son plus fidèle serviteur maintenant. Après quelques minutes de discussion il raccrocha et se tourna à nouveau vers son Sire.

_ John a fouillé mais rien de transcendant... Il a réussi à remonter jusqu'au canada, les appels viennent d'un opérateur du pays des caribous. Je suppose que si t'as demandé c'est que c'est une chose assez importante. Dis-moi on aurait des ennemis chez les bouffeur de tourte?

L'univers des vampires et tout ce qui allait autour était encore une énigme pour Angus, il n'était encore qu'un nouveau né, Edgar l'avait étreint il n'y a que quelques mois après tout...


Servant : John Walker


Dernière édition par Angus McAllister le Mar 14 Nov - 9:59, édité 1 fois

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Message Sujet: Re: [04/01/05] De la visite (Edgar)   Lun 13 Nov - 22:47
    De bonne fête... De bonne fête... le gamin a quand même un sacré sens de l’humour. J’en ai rien à foutre moi des fêtes, c’est une journée comme tant d’autres. Un simple indicateur du temps qui passe. Un indicateur qu’il faut apprendre à dépasser. Je trouve qu’il y a quelque chose de malsain chez ses vampires qui veulent absolument rester humain plutôt que d’accepter ce qu’ils sont. Certes, d’essences, nous sommes des Hommes, mais en réalité, nous sommes bien plus que ça. C’est ce rôle nouveau qu’il faut apprendre à endosser sans perdre son Humanité et c’est là tout le combat qu’il nous faut mener. Peut-être que ça aide certains s’ils fêtent Noël, moi je m’en tape. Donc j’ai répondu à la question du gamin par un simple grommellement, sans lui retourner la pareille. Il a dû se défoncer pour fêter ça. Enfin, il fait ce qu’il veut, tant qu’il est aux taques quand je lui demande d’être présent. Ça finira par lui passer, il comprendra un jour que sa condition lui offre de nouvelle distraction.

    Bon, il finit ensuite par répondre à ma vraie question. Le but de ma venue, à savoir s’il avait lui aussi reçu les coups de téléphone étrange. Ainsi, comme j’en étais persuadé, il avait aussi reçu ses appels sur ses deux lignes. C’est ça d’avoir plein de téléphone, deux fois plus d’emmerde. Déjà que j’ai dû me débarrasser du mien moi, pour être tranquille. Quelle idée à la con d’en avoir deux des téléphones ! Bon, je lui dirais pas contre un autre jour que j’ai explosé ce téléphone. Après tout, c’était un cadeau qu’il m’avait fait et c’est généralement mal vu de fracasser contre un mur et de jeter dans le lac des cadeaux qu’on nous fait. Toujours est-il qu’il me surprit d’avoir mis sa goule sur l’affaire. Peut-être qu’il aurait pu apprendre quelques informations utiles. J’écoute donc avec attention avec ses propos et visiblement oui. Le petit industriel avait réussi à apprendre quelque chose. J’en connais une qui sera contente d’apprendre un peu plus sur ça. Bien....

    « - Voilà qui est intéressant... Si tu es sûr que nous sommes tranquille et que personne ne viendra nous déranger... On va donc pouvoir joindre l’utile et l’agréable. Tu te souviens de ce que je t’ai dit pour parler aux animaux ? J’aimerais savoir jusqu’où tu as développé se pouvoir. Est-ce que tu es capable de faire en sorte que les bêtes répondent à ton appel ? Si tu sais faire ça, vas-y, essaie. »

    D’une pierre deux coups, une leçon pour le gamin et des informations pour la mère. Quand bien même, voilà qui pourraient lui confirmer les possibles hypothèses qu’elle avait pu récoler. Après ça, il faudra que je présente le petit officiellement à la mère, il l’aurait bien mérité si ses informations s’avèrent intéressantes. Il faudra que je m’assure avant ça qu’il soit près et s’il arrive à faire ce que je lui demande avec les bêtes fera un pas vers ce moment.

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Message Sujet: Re: [04/01/05] De la visite (Edgar)   Mar 14 Nov - 10:39

Edgar avait toujours ce coté antipathique, cette désinvolture qui le caractérisait si bien. Le voir grommeler avait fait sourire Angus. On pouvait se demander ce que le gosse de riches avait trouvé d'intéressant chez ce mec au départ, et pourtant c'était tout ce côté si loin d'Angus et des préceptes patriarcaux de sa famille qui avait plu à Angus chez Edgar. Tous les différenciaient au premier regard, leur dans ses costumes coutant une année de loyer d'un pauvre gars des bas quartiers, et l'autre qui avait un niveau de vie similaire voire inférieur à ce pauvre gars. Il n'était pas un SDF mais il en avait presque l'allure, le look d'un paria, d'un marginal à la société américaine. Mais le feeling , c'était fait et c'était ainsi et de fil en aiguille, Edgar trouva qu'Angus aurait une certaine utilité, un certain potentiel pour devenir un être de la nuit. Il lui fit alors cadeau du don obscur et changea la vie du jeune McAllister en lui offrant la mort.

_ Vu l'heure personne ne viendra, surtout qu'il n'y a personne à part l'équipe de travail de la ligne A. Aucun d'entre eux n'osera venir ici. Oui je me suis entrainé avec le chat de la voisine, tu te souviens Brittany, la blonde de l'autre quart de l'étage? Au passage elle a un petit gout de chardonnay...

Il ricana doucement. Edgar verrait-il cela de quel œil qu'il se soit abreuvé chez la blonde à la poitrine refaite? Bon pour le moment, il devait lui montrer son évolution, lui montrer qu'il pouvait être fier de lui, tel un grand frère ayant appris une nouvelle combine à son cadet. Une relation qu'il n'avait pas vraiment eue avec son propre ainé en fait... Angus se dirigea vers la fenêtre de son bureau et l'ouvrit, il passa son visage par l'ouverture, scrutant si un travailleur trainait dans la cour de l'usine. Personne, pas mal un fumeur de clopes. Très bien donc. Il se concentra, cherchant la présence d'un des chats du gardien, le vieux Russard. Ce dernier possédait plusieurs chats qui parcourait l'usine à la recherche des rats s'y trouvant, les rats et le carton, une grande histoire d'amour... Il en trouva un à proximité et Angus arriva alors à accrocher l'esprit du chat, à créer ce fil reliant leurs deux intellects. Angus sourit en comprenant à quel chat il s'était lié. C'était ce vieux matou de Mister Norris, un gros rouquin qui n'hésitait pas à castagner les plus jeunes voulant lui piquer sa place de dominant. Angus n'avait pas tardé à le surnommer Chuck Norris bien évidemment. Angus lui intima alors l'ordre de venir à lui, ce que le matou fit en prenant tout son temps pour grimper les différents obstacles qui menaient à la fenêtre du bureau d'Angus qui se trouvait au deuxième étage du bâtiment industriel. Le gros chat alla se caler sur la bordure de la fenêtre ouverte et se mit à grommeler, on aurait cru voir Edgar.

_ Edgar, je te présente Mister Norris, Chuck pour les intimes.



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Message Sujet: Re: [04/01/05] De la visite (Edgar)   Dim 19 Nov - 18:37
    Bon, visiblement on va être tranquille. C’est bien quand on veut faire une leçon. Le problème avec la ville, c’est qu’il y a des gens partout et on doit toujours faire attention si on veut respecter la mascarade. C’est quelque chose d’important la mascarade, c’est sûrement l’une des premières leçons que j’ai faites au gamin si ce n’est la première. Ça évite des embrouilles de partout et surtout de voir le Prince se fâcher, quelque chose qu’on veut tous éviter si on tient à la vie. J’ai par contre soupiré quand il a parlé de sa voisine. C’est pas que j’en ai quelque chose à foutre de comment il se nourrit, mais cette façon qu’il a d’être fier de lui de profiter de ce genre de chose qui m’énerve. Il n’y a pas de mérite dans la chasse ici, il n’y a pas de plaisir. Qu’importe le flacon pourvu qu’on est l’ivresse comme on dit . Perso’, je pense que c’est de la merde ! L’intérêt vient de la traque, pas de se pointer, regarder une pauvre conne droit dans les yeux et pouvoir lui taxer ce dont on a besoin. Autant aller piquer la sucette d’un bébé ou quelque chose du genre. J’ai donc regardé le gamin passer la tête par la fenêtre.

    Bon, il n’a pas miaulé, c’est parfois plus facile en miaulant. Ça aide l’animal à comprendre ce qu’on veut lui faire, ça aide à creuser le lien. Je laisse donc le chat venir, s’étirer de tout son long et nous dévisager avec une certaine forme de mépris, comme si on l’avait dérangé dans quelque chose de très très important. Il semblait un peu offensé de la façon dont l’avait appelé le gamin, ce que je pouvais comprendre. Le petit avait un goût particulièrement prononcé pour les jeux de mots, pas toujours heureux et j’avais certaines fois moi aussi envie de lui claquer un violent taquet à l’arrière du crâne pour le faire taire. Ce dont je ne me privais pas certaines fois. Mais c’est comme tout, il faut savoir ne pas abuser des bonnes choses. J’ai donc fixé le chat droit les yeux et émit quelques grognements, plus animaux que mon mode de communication habituel.

    * - Désolé de te déranger lors de la sieste et désoler pour l’attitude cavalière de mon chaton, je suis encore en train de faire son éducation. *

    Le chat interrompit alors sa toilette et me regarda. Il cligna rapidement des yeux et repris de se lécher entre les coussinets. Sa façon de me faire comprendre qu’il était d’accord avec ce que je venais de lui dire mais qu’il n’avait rien à rajouter de plus de son côté, il attendait la suite. Il y avait toujours une suite, lui aussi le savait.

    * - J’aurais une mission pour toi. Il faut retrouver une femme humaine, à la peau noire, assez vieille. Elle porte une sorte de robe étrange très colorée et elle a une odeur proche de la mienne. Ce mélange de mort et d’animaux qui nous est propre. Elle s’appelle Inyaga, tu saurais la retrouver ? *

    Tout en décrivant la mère des gangrel, je me suis concentré sur l’esprit du chat pour essayer de lui imprimer cette image dans son esprit. Notre conversation étant relativement fraîche il ne devrait pas trop avoir de mal à percevoir les images que je voulais lui faire passer. Mais je ne le saurais que quand il arrivera à trouver la vieille dame.

    * - J’aimerais que tu lui dises, et que tu lui dises à elle seule, qu’Angus a des informations en plus sur les coups de téléphone, il semblerait qu’ils viennent d'un opérateur du Canada. Elle comprendra. C’est une mission difficile et délicate, et seul un chat de ta trempe serait capable de la mener à bien. Les autres sont trop jeunes et trop mous !
    - Très bien, je ne comprends pas ce que ça veut dire, mais je vais faire passer le message si je trouve ta mère. Mais il faudra me nourrir en échange.
    - Revient voir Angus quand tu auras terminé, il te donnera ce que tu lui demandes et s’il ne le fait pas et bien je lui apprendrai à respecter ses aînées ! *


    Le chat ronronna fortement. Puis me fixa encore quelques instants avant de repartir par la fenêtre comme il était venu, en quête de la vieille femme. J’aurais aimé pouvoir lui donner plus d’informations sur lesquelles la trouver mais la panthère était insaisissable. Je me suis alors ensuite détendu et retourné vers Angus.

    « - Oui on a des ennemis au Canada. La moitié du pays est aux mains du Sabbat. Tu te souviens de ce qu’est le Sabbat, je te l’ai expliqué, j’espère pour toi que tu n’étais pas défoncé à ce moment-là... Toujours est-il que cette histoire de coup de téléphone c’est un vrai nid à merde. La primo’ est venue me voir. Tu te souviens de qui c’est ? Pour me dire que c’était la merde, que tout le monde, humain, vampire, lupin, avait reçu ces messages et que, ce genre de chose, c’est jamais bon ! »

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