Masha Dimitrov, "l'Oeil Rouge" de la Lune

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Message Sujet: Masha Dimitrov, "l'Oeil Rouge" de la Lune   Jeu 14 Déc - 18:30
    Âge : 30 ans.
    Avatar : Masha, self-made (sort of).
    Parrain : Non.
    Comment avez-vous découvert le forum ? Je suis gérontophile. Quand un vieux me propose de jouer avec lui, je fonce.

Masha Dimitrov

    Âge : Pas loin de la trentaine en apparence, 15 ans d’âge vampirique.
    Clan : Malkavian.
    Situation : Journaliste occulte, anarchiste rêveuse et dealeuse à ses heures perdues.

Description de votre personnage


Il est difficile de se représenter la psyché de Masha en quelques lignes. Si on devait définir par un livre ? Le Dieu venu du Centaure de Philipe K.Dick. Un film ? Brazil par Terry Gilliam. Un corps céleste ? Une naine rouge sur le point d’exploser. Un tableau ? Les représentations infernales de Bosch. Une fleur ? La fusion de toutes. Une idéologie ? Punk. Un bruit ? Le silence long et pesant, qui dissimule une colère incommensurable. Elle peut incarner le loup déguisé en vieille dame dans Le Petit Chaperon Rouge, elle peut être la magnifique étincelle qui précède l’explosion, la balle dans le barillet lorsque vous jouez à la roulette russe, le caillot qui parasite vos entrailles et s’infiltre jusqu’à votre cerveau, la chaleur de votre dernier souffle, la détresse de votre premier cri, l’innocence de votre première fois ou la monotonie de votre dernière, ce rêve qui vous anime depuis l’enfance ou ce cauchemar qui revient sans cesse. Il est difficile de sonder les sentiments de Masha en quelques secondes. Le tragique n’existe que si on lui accorde ce crédit. Vous pouvez rire aux éclats lors de funérailles intimes, être dans le chagrin lorsque deux cœurs s’embrasent, faire preuve de mutisme face au chaos ou déchirer le silence pour éveiller les têtes pensantes, mais aussi vous incliner lorsqu’il le faut ou vous soulever lorsque personne n’oserait le faire. L’émerveillement est une parcelle de Vérité que trop négligent. Parlez à la plus petite créature qui peuple ce monde et on vous traitera de fou. Chantez sous une chaude pluie d’été et on se détournera de vous. Dansez dans le tumulte de la circulation à ses heures les plus sombres et on vous hurlera dessus. Levez les yeux au ciel quand la masse évolue à l’horizontal et on vous jugera comme trop lunatique. Partagez vos rêves au premier venu et il vous qualifiera d’illuminé.

Un monstre n’est jamais que la représentation de ce que l’on craint. Masha l’incarne pour qui veut, mais elle peut également se donner des airs d’agneau. Tout ce qui compte, c’est la nature de votre regard. Car le sien ne reflète au premier abord qu’un mélange d’or et de jade, la pureté même. Parfaitement incrustés dans un visage aux angles caucasiens caractéristiques, ils se marient tant avec son interminable crinière d’un azur chatoyant qu’avec le reste de sa silhouette haute en couleur. Son style vestimentaire clairement orienté mélange la noirceur et la dureté de son âme avec d’innombrables touches d’encre vive représentant divers motifs symboliques ou tout simplement fantaisistes. A l’entendre parfois, c’est son corps tout entier qui serait couvert de ces tatouages. Une image pour chaque chose, chaque idée, chaque épreuve. Malheureusement la mort s’invitant dans la danse pour une durée plus ou moins longue, il lui faudra se contenter de ceux-là. Si peu d’espace à couvrir mais tellement de formes à peine dissimulées, la plante attire l’œil mais gare à celui ou celle qui voudrait la cueillir. La nature est simple, construite sur des codes. Il est facile de jouer sur les apparences, et cela devient plus complexe lorsqu’une part de vérité la compose. Sans invitation vous ne rencontrerez que le silence, ne verrez que l’écorce formidablement fragile et rebelle, ne sentirez le poison du baiser qu’elle vous offrira. Sans invitation, le risque est grand. La perte, peut-être négligeable. Tout ce qui compte, c’est la nature de votre regard.

Histoire

[1958] Naissance de Masha dans la banlieue de Saint Pétersbourg, d’un père romancier originaire d’Italie et d’une mère travaillant officiellement dans l’astronautique.

[1961] Le 23 Mai deux radioamateurs italiens, Achille et Giambatista Judica-Cordiglia, prétendent avoir capté des transmissions russes. Il s’agissait selon eux de signaux de détresse d’une femme dont la capsule aurait été détruite lors de son retour dans l’atmosphère. Ce même jour le père de Masha lui apprend que sa femme ne rejoindra plus jamais le cocon familial. Ce n’est que bien des années plus tard que la jeune fille tombera sur l’article du journal italien, habilement dissimulé dans les affaires de son paternel. Un lien probable, même si le mystère demeure faute d’explications claires.

[1965-1974] Masha s’oriente à la fin de son cycle scolaire dans le domaine de la littérature et du journalisme. En effet elle possède déjà bon nombre de prérequis en la matière compte tenu de la nature de sa cellule familiale. S’y ajoutent une curiosité maladive, un tempérament d’électron libre et une soif intarissable de connaissances. Malheureusement, cela ne va pas durer.

[1974-/] L’absence de sa mère et la dépression de son père ne lui sont pas d’un grand secours. Très tôt Masha développe un fort caractère, un mal de vivre qu’elle cache habituellement enfoui sous une épaisse carapace. Au plus fort de l’adolescence elle se met à côtoyer les milieux underground, et fait connaissance avec toutes les substances lui permettant de s’évader. C’est son seul moyen d’effacer un instant toute la noirceur du monde sur lequel elle crache chaque jour.

[1977-1986] Elle obtient son premier diplôme et s’oriente aussitôt vers des études de journalisme. Profitant de sa double nationalité Masha entame des procédures afin de poursuivre ses études aux Etats Unis, ce qui lui pose quelques soucis. Nous sommes en pleine Guerre Froide, toutefois son dossier circule dans plusieurs grandes écoles dont la prestigieuse Colombia University basée à Manhattan qui retiendra finalement sa candidature sous conditions. Elle déménagera au cours de l’année dans un petit appartement en plein cœur du Bronx. Dès lors son quotidien vacille entre les études et petits boulots. Elle perd très vite son énergie, et rencontre quelques difficultés d’intégration à cause de son accent prononcé. Le lien avec sa famille se dénoue progressivement, Masha sombre bientôt dans le siphon du désespoir et de la mélancolie.

[1986-1989] Son état de dépendance s’aggrave, mettant à la fois ses études et sa situation personnelle en péril. D’abord simple consommatrice Masha se met au commerce de drogues pour assouvir ses propres besoins mais aussi ceux de son entourage. Elle se fait une petite réputation de dealeuse dans le quartier, abandonne son travail, mais décroche malgré tout son diplôme. A partir de là l’enfer s’installe, et la petite expatriée se recroqueville sur ses maux qui deviennent autant de mots allongés au hasard de ses déambulations. Des écrits faisant office de mémoire, et de miroir sur une lucidité qui lui échappe toujours plus.

[1989] Elle reçoit un beau jour la visite inattendue de son paternel qui, alerté à plusieurs reprises par le propriétaire de l’appartement pour des négligences de loyer n’a eu d’autre choix que de venir constater l’étendue des dégâts. Masha accuse le coup. Elle est intégrée de force dans un programme de désintoxication pour une année entière, avec suivi psychiatrique. A partir de ce jour elle n’aura que rarement des nouvelles de sa famille, et devra affronter ses démons seule. Dans un premier temps.

[1990] Dès son entrée en clinique Masha se fait mettre en relation avec celui qui deviendra son psychologue attitré, et bien plus encore : le Dr Corbin Fergusson. Chaque semaine est rythmée par son lot de réunions, d’ateliers artistiques ou de réflexions, et d’activités pédagogiques visant à les faire reprendre pieds dans un système bien défini. Chaque semaine, en début de soirée, le Dr Fergusson la reçoit dans son cabinet. Et chaque semaine, un lien très particulier se tisse progressivement entre les deux individus. Au bout de plusieurs mois ils deviennent presque intimes, et partagent de nombreux points communs. La barrière professionnelle est brisée à l’aube de sa première année d’internement et de réhabilitation, après avoir pu négocier quelques semaines auparavant un conditionnel sous surveillance. Elle sera étreinte ce soir-là, et gardée plusieurs jours en quarantaine officiellement pour « risque de contamination » suite à une infection sérieuse. Après quoi elle quittera l’établissement avec l’aide de son Sire, et une classique falsification de son dossier.

[1991-1995] Masha rejoint les rangs de la Camarilla. Abandonnée par son Sire et sa famille, elle se doit de démarrer une nouvelle vie et s’en donne les moyens. Il lui faudra malgré tout un certain temps pour s’acclimater à sa nouvelle nature de vampire et de Malkavian. Toutefois, avant que Corbin ne la laisse se débattre dans la toile, il ne manquera pas de l’introduire au reste des forces Camaristes en place. Elle y vivra de longues années sous la coupelle d’une vieille mégère affable et corrompue par sa propre folie. Au fil des affaires sa place se creuse mais le système lui pose rapidement problème. Masha n’est qu’un outil. Elle ne devra d’ailleurs sa survie qu’à un accès d’altruisme de la part de sa Primogène lors d’une sombre affaire de massacre perpétré en plein cœur de New York et dont elle est, ainsi que d’autres vampires, rendue coupable. Au bout d’une semaine d’enquête ils trouveront non seulement de quoi s’ôter de la liste des suspects, mais surtout le véritable motif de cet incident ainsi que les commanditaires. L’affaire est en apparence réglée, mais de nombreux fils s’entrecroisent pour former quelque chose de plus grand, de plus noir.

[1995-2001] Les enquêtes se succèdent. Devenue rapidement reporter de l’occulte Masha se penche avec l’aide de ses compagnons d’infortune sur d’étranges rumeurs ou phénomènes. Meurtres aux circonstances nébuleuses, saccages, disparitions… Jusqu’à devoir endiguer un début d’épidémie de peste vampirique, épisode durant lequel Sabbat et Camarilla signeront une courte trêve afin de concentrer leurs forces sur un problème qui les touchera durement et ce pendant plusieurs semaines. Fort heureusement l’affaire fut réglée, non sans pertes, et ne s’étendit pas à la communauté humaine. L’un des principaux responsables, un Ancien fraichement sorti de torpeur et possédant d’étranges facultés en rapport avec les maladies et l’essence vitale, disparut quant à lui de la grande fresque. Cette expérience marqua l’esprit torturé de Masha au fer rouge, et la poussa à une certaine ouverture d’esprit. Côtoyer d’autres âges, d’autres mentalités que celle de la Camarilla n’est pas sans conséquences.

[2002] Au cours d’une énième affaire mêlant occulte et tragédie classique Masha fait la rencontre d’un groupe d’Anarchs en plein cœur du Texas. Leur témoignage est crucial, mais c’est tout autre chose qui marqua à jamais un tournant dans son existence. Pour la première fois dans sa non vie, elle venait d’épouser l’âme d’une sœur de sang et par la même une idéologie qui ne la pousserait plus à agir comme un vulgaire outil. Le meilleur moyen de comprendre un système étant de le briser pour mieux le reconstruire. Une fois l’enquête close, Masha déserta donc les rangs de cette Famille qui jamais ne sut la reconnaître à sa juste valeur. De retour à New York elle vida son appartement dans la précipitation avant d’y mettre le feu et de s’engager sur les routes menant au Texas dans le but d’y retrouver son araignée jumelle. S’en suivirent plusieurs mois de réhabilitation où elle put embrasser de nouveau sa passion du journalisme et de la débauche sous toutes ses formes. Puis les deux Malkavian décidèrent d’un commun accord de tisser leur toile ailleurs et fonder leur nid stérile là où personne ne viendrait les confondre.

[2003-2005] Chicago, terre du renouveau. Les deux femmes s’installent dans un coquet appartement en plein centre-ville. Les talents de mécanicienne deux roues de Selina font qu’elle trouve rapidement un poste dans le premier garage venu, où elle officie de nuit sur les carcasses les plus récalcitrantes. Masha quant à elle réintègre un réseau de quartier et se met à la vente de drogue. Ses clients deviennent parfois des passerelles vers le monde de la nuit et de la Nuit, arpentant l’une et l’autre en saupoudrant les ténèbres de rencontres. Peu à peu la couverture recouvre son passé, à un détail près. Ses très nombreuses pérégrinations en ville la poussent à reprendre ses instinct de journaliste au vol, et de les mettre au service de tous ces vampires en manque de sensation ou de Drama. Elle se lance donc dans la rédaction d’une gazette underground axée sur l’occulte, tout en acceptant un petit boulot de gratte papier au sein du Chicago Tribune. De là, il lui sera désormais plus facile de pêcher les informations, de se forger une armée de distractions virevoltant autour d’elle et la dissimulant habilement au regard du monde. Le meilleur moyen de se cacher réside parfois dans le fait de s’exposer. Générer du chaos pour jouir d’une paix durable.

Histoire Complète

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Message Sujet: Re: Masha Dimitrov, "l'Oeil Rouge" de la Lune   Ven 15 Déc - 19:02
Je te valide ma petite araignée dévoreuse de mondes ! Tu peux dès à présent monter ta fiche technique !




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Message Sujet: Re: Masha Dimitrov, "l'Oeil Rouge" de la Lune   Ven 15 Déc - 23:44
Non.

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