1 - Vampires

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Message Sujet: 1 - Vampires   Lun 25 Sep 2017 - 10:55
La puissance du vampire tient à ce que personne ne croit à son existence.

Bram Stocker.

Mes paupières sont lourdes, j'ai mal. Ma tête et ma poitrine sont sur le point d'exploser alors que je me relève en sursaut. Ou suis je ? Lentement, mes pupilles observent l'environnement, une chambre à la décoration baroque se dessine dans les entrelacs de lumière diaphane et d'ombres éparses. Quelle heure est-il ? Une vieille horloge trône sur le tablette de marbre d'une cheminée. Deux heures du matin. Je me demande comment j'ai pu atterrir dans cette pièce, mes souvenirs s'arrêtent à cette soirée au musée des arts contemporains. Soudain, un frisson me traverse alors que je regarde vers une fenêtre. Une femme à la chevelure solaire se tient là, un verre de vin à la main à observer par delà les vitres. Elle n'était pas là... Est ce que je rêve ? Me raclant la gorge, je me rends compte que je ne peux pas calmer mes fantasmes envers elle, mon attirance est toujours aussi forte.

- Annabelle ? Qu'est ce que je fais ici ?

- Tu es enfin réveillé, j'en suis ravie. Répondit elle dans un Français parfait.

Dévore là. Une pulsion me traverse alors que je la fixe de plus en plus. Je ne peux m'y empêcher et cela devient aussi déroutant qu'enthousiasmant. Elle ne disait plus rien, toujours le regard fixé vers l'extérieur. Mes pensées reprennent leur droit mais cette envie de la dévorer ne me quitte pas. Tu as faim, dévore là. Bon sang ! Mais qu'est ce qui m'arrive ? Mes mains prennent mon visage pour le tapoter et là me rends compte que j'ai froid...

- Ne t'inquiète pas. Tu n'as pas froid. Le Styx vient simplement de rejeter sa proie...

Le Styx... Ah oui, mon professeur d'art antique avait déjà mentionné cette légende sur les enfers grecs. Mais qu'est ce je viens faire là dedans ? Et pourquoi j'ai faim à ce point là ? Cette petite voix dans ma tête ne cesse de me harceler pour lui sauter dessus. Je reste digne. Annabelle détourne enfin le regard vers ma personne.

- Premièrement, ne te laisse jamais emporter par ta colère. Ne laisse jamais celle-ci emporter l'horloge de ton coeur. Deuxièmement, tu viens de renaître dans mon monde. Maintenant tu souhaites des réponses à tes questions ?

Dans son monde. Pour la première fois de ma présence séant, je me rappelle des nuits précédentes à parler avec elle de littérature, de sciences et d'arts. Ces nuits ont été si parfaites, si agréables. Puis, j'avais commencé à discuter avec elle des mythes anciens liés à la peur et tout ce qui en résultait. Des mythes comme les Loup-Garous, Vampires, Fantômes... Amusée par mon étrange passion pour cet art littéraire trop souvent sous estimé, elle m'avait posé des questions sur ce que je pensais juste ou non de ces légendes. Est ce qu'un Vampire mourrait du soleil ? Est ce qu'un pieu peut détruire un Vampire ? Est ce qu'un Vampire peut briller au soleil ? Vrai que le roman de Stephenie Morgan venait de sortir quelques jours plutôt. Elle avait ri aux éclats à ces dernières remarques innocentes.

D'un hochement de tête teinté de frayeur et de pulsion curieuse, je l'autorise alors à me répondre.

- Un Vampire meurt du Soleil. Un Vampire est paralysé par le pieu, il ne peut être détruit. Etonnant comme les Hommes peuvent parfois détourner les légendes. Et enfin... Dans un rire cristallin. Non, les Vampires ne brillent pas au soleil !

Incrédule. Je suis en train de discuter avec Annabelle de légendes anciennes et voilà qu'elle me dit que telle chose est vraie et d'autres non. Je ne sais pas quoi répondre devant le cas de conscience qui se pose devant moi. Ce froid qui m'enveloppe me semble à la fois naturel et désagréable, j'ai faim. Oui, cette faim ne fait qu'augmenter à chaque seconde qui passe quand je vois le verre de vin d'Annabelle devant mon nez. Sans discuter, je le prends et avale tout le breuvage d'un trait. Qu'il est bon et onctueux, chaud et envoûtant. Chaque partie de mon corps s'extasie devant cette offrande quand ma raison me demande soudainement de prendre garde. Ce Vin ? Il était chaud et ... Non. Je ne veux pas savoir.

Annabelle s'assoit sur mon lit. Elle m'observe comme un enfant qui se rend compte de sa situation. Toutes ces discussions prenaient un sens nouveau. Qu'est ce que c'est d'avoir faim ? Comment contrôler les plus bas instincts de l'Homme ? Quelle est la part d'animalité de l'Homme ? Mon corps était donc devenu un être entre la vie et la mort. Un corps mort, sans plus aucun battement de coeur. Un esprit pourtant jeune et alerte qui arrivait à transcender chaque parcelle de chaire morte de ce que je suis encore. Vie et Mort.

- Oui. Nous avons parlé de réalités sans que tu le saches. Alors que les néons s'allument le soir, que les boîtes de nuit chantent leurs refrains, que les rues s'engorgent de noctambules... Nous sommes là. Dans la pénombre des soirées mondaines ou des rues sordides selon le choix de chacun, nous vivons là, au milieu de vous. Comme les Mortels, nous sommes aussi différents les uns des autres. Ouvrant la fenêtre. Nous ne sommes pas plus d'une centaine dans cette cité qui compte des millions d'individus, nous sommes rien et tout en même temps. Nous cachons notre nature, c'est une question de vie ou de mort...

- Mais, pourquoi moi ?

Un sourire. - Car j'en avais envie. Je voulais que ton esprit perdure dans le temps, que ton sens critique sur l'art ne s'émousse pas avec la mort. C'est si brutal. Mais la vie éternelle a un défaut. Nous pouvons mourir du soleil, nous sommes liés à Hécate pour l'éternité. Notre Histoire remonte à Caïn, le premier assassin de la Bible. Sinistre mémoire qu'est la nôtre. Puis, au gré des âges, des Clans se sont formés par affinité et nous nous sommes répandus dans le Monde. Réfléchissant un instant. On a parlé hier soir de ce diamant noir à l'exposition du musée. Bien, considère que ce diamant noir est ce que l'on appelle le Don Obscur. C'est une force que nous possédons toutes et tous. Ce Don a de multiples facettes que l'on appelle les Disciplines, je t'enseignerais celles que ton sang dispose déjà...

- Mon sang ? Je réponds en me rendant compte que mes angoisses disparaissent lentement en sa présence.

- Oui, je t'ai parlé de Clans. Je ne vais pas m'amuser à te les citer, ainsi que leurs particularités. Ce serait perte de temps. Ton corps obéit à deux choses : le Sang et la Bête. La première est primordiale pour rester "vivant" dans notre Monde, on appelle cela la Chasse. Mais nous ne sommes pas des monstres avides de sang, on peut se nourrir sans tuer. Enfin, pour ma part, d'autres de mes congénères n'ont pas la même vision de l'Humanité. La seconde est ce que tu entends dans un coin de ton esprit depuis tout à l'heure. Si tu mets tous tes pires mauvais côtés dans une partie de ton cerveau et qu'elle prend conscience de son existence propre, elle devient alors ta Bête. Une partie de ton esprit t'invitant aux pires extrêmes de l'Humanité. Selon certaines légendes, la Bête et le Don Obscur serait une même chose, j'avoue que je ne sais pas et me suis jamais vraiment posée la question.

Je me rends alors compte qu'elle ne m'a rien dit sur ces fameuses disciplines. Mais je suis pas en état de vraiment réfléchir. Je sais juste que je suis devenu l'un des leurs... Un être vivant dans la nuit, à la recherche de sa pitance écarlate, un individu ayant signé avec les abysses pour toujours. Après des heures de discussion, il était venu le temps des présentations au Seigneur de la ville, le Prince...

Citation :
Un Vampire :

    ø A besoin de sang pour vivre. Il ne mange pas, n'oublions pas que son corps est mort.
    ø La lumière solaire, le feu et l'eau bénite peuvent le détruire (dégâts aggravés).
    ø Un Vampire tombe en Cendres quand il connait la Mort Finale. Couper la tête détruit le Vampire.ø Ne peut être détruit par un Pieu, il est juste paralysé si le Pieu atteint le coeur. Seul un Pieu de bois peut y parvenir.
    ø A un reflet dans le miroir (sauf défaut de Clan ou autres)
    ø Peut traverser une rivière courante.
    ø Peut sentir | Ne meurt pas avec l'ail
    ø Pas besoin d'être invité pour entrer dans une maison.
    ø Son corps est mort pendant la journée. Il est ce que l'on appelle en torpeur. Il lui faut dépenser du 1 point de sang pour se réveiller pour la Nuit.
    ø Les Vampires sont des prédateurs, la plupart des animaux en ont une peur panique (sauf avec Animalisme). Les Animaux ne sont pas affectés par les pouvoirs mentaux des Vampires (Sauf Animalisme)



Dernière édition par Mathusalem le Lun 25 Sep 2017 - 17:12, édité 2 fois

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Message Sujet: Re: 1 - Vampires   Lun 25 Sep 2017 - 15:06
Tout pouvoir vient d'une discipline et se corrompt dès qu'on en néglige les contraintes.

Lodin, Prince de Chicago



Chaque lumière s'éteint et s'allume dans un ordre parfait. Mes yeux ne peuvent pas la quitter. Dans son sillage phosphorescent, elle laisse l'empreinte d'un numéro. Le treizième. Marrant comme les Américains peuvent avoir peur du moindre signe de malchance. Dans un sourire facétieux, je me dis alors que heureusement qu'il y n'y avait pas d'échelle géante au-dessus de Chicago. En effet, ce numéro d'étage n'apparaissait jamais dans les bâtiments, donc inutile de le chercher dans l'ascenseur. Pourtant, deux minutes plutôt, une petite trappe de sécurité avait été ouverte par mon Sire afin de dévoiler un écran digital des plus perfectionné. Elle avait posé sa main sur l'écran, son nom et sa photo étaient apparues sur le côté et lui donnait accès au ... Treizième étage. Ma surprise était grande mais bon, c'était pas surprenant au final.

Avant de venir ici, elle m'avait mentionné que même si la communauté vampirique était faible, elle était quand même régie par des lois draconiennes. L'ensemble de ces lois était préservé par une organisation que l'on appelait Camarilla. Mes souvenirs me revinrent sur l'insistance d'Annabelle sur le respect de ce que l'on appelait la Mascarade. Le reste était une série d'articles qui était tout aussi important. Les sanctions étaient moins lourdes à ce que j'avais compris si on les enfreignait par mégarde.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent enfin et me tirent de ma rêverie.

- Suis moi.

D'un geste de la tête, je suis alors mon Sire. Elle est habillée d'un fourreau écarlate qui met en relief la sculpture de son corps. Tout en elle rayonne la beauté et l'envoutement, je dois dire que je ne suis jamais indifférent à ses tenues. Elles tournent les têtes par devers elle et la jalousie envers moi. Mon ego s'en trouve ravi à chaque fois. Ce couloir est assez simple, pas de fioritures pour quelqu'un qui n'y prête pas garde. En effet, des commodes Louis XV se suivaient à intervalles bien précises dans ce couloir, la marqueterie était comme celle de Versailes. Le maître de maison savait recevoir sans forcément en donner l'apparence. Tournant à l'angle du couloir, mon regarde se porte alors sur deux colosses habillés en costume noir, deux gros bergers allemands en train de se lécher les pâtes. Manifestement, l'endroit était bien surveillé. D'un signe de la tête, ils nous laissent passés sans poser de questions.

La porte s'ouvre. Dans un vaste salon, le regarde se porte immédiatement sur la baie vitrée qui permet de voir sur tout Chicago. Les murs sont ornés de fresques en stucs et des peintures d'artistes célèbres sont visibles. Deux immenses lustres en cristal trônent au plafond pour illustrer des fresques à la gloire de Scipion l'Africain qui détruisait Carthage. Personne ne pouvait comprendre le sens symbolique de cette fresque mais je pouvais juré qu'elle en avait une. Mon regard suit alors le son d'une porte qui s'ouvrait dans un coin du salon, un homme entre et fait signe d'approcher. Blond viking, le regard bleu acier, cet homme est d'une taille gigantesque et impressionne. Ses pommettes saillantes et sa mâchoire coupée à la cisaille lui donnent une sévérité encore plus forte. Mais cela n'est pas tout, mon coeur - enfin cela reste qu'une sensation, mon coeur bat pas après tout - semble en proie à la peur de décevoir cet homme. Il est notre chef, notre Prince à ce que je sais. Et Annabelle va enfin me présenter pour que je sois accepté dans cette communauté.

- Annabelle. C'est donc lui que tu as choisi ?

- Oui Monseigneur, après ma demande pour étreindre un mortel, j'ai choisi ce jeune homme.

- Bien, on va voir s'il sait bien ta leçon.


Même pas un Bonsoir ? Rien. J'observe le Vampire devant moi et je ne souhaite pas poser la question pourtant évidente. En outre, je viens de comprendre que Annabelle ne m'a pas donné l'Etreinte sans autorisation du Prince. Mes leçons apprises récemment étaient claires :


  1. Nul, dans ma ville, ne doit tuer et laisser derrière lui des preuves de son festin. Si votre massacre doit provoquer une enquête de la Police, ou pire, de la Presse, je vous traquerai et je vous exterminerai — ou, si d'autres plaident votre cause, je vous exilerai. Vous devez lécher toutes les blessures et vous débarrasser de tous ceux que vous tuez. Je tiens la quatrième tradition en très haute estime et je ne prendrai pas à la légère de telles violations de la Mascarade.
  2. Ne causez pas de tort aux voyageurs venus dans cette ville, car sa richesse est basée sur le fait qu'il s'agit d'un centre de commerce et de voyage. Vous pouvez vous en nourrir, mais ne laissez aucune trace de votre festin. Vous ne devriez pas m'éprouver sur ce point, car ces gens constituent l'assise de la richesse de mon royaume.
  3. N'ayez aucun rapport avec les gens de la Presse. Ils doivent être totalement ignorés. Ils sont mon Domaine. Vous ne devez pas non plus essayer de créer des contacts ou des servants parmi la Police de cette ville. Ils sont également mon Domaine.
  4. Respectez l'inviolabilité de l'Elysium, car c'est notre lieu de repos et de délassement. Aucun acte de violence, aucune bagarre ne seront tolérés. Vous pouvez vous rendre à ma cour, comme tous, dans ma ville, sont libres de le faire, mais vous ne devez pas apporter vos conflits sur son sol sacré.
  5. Ne faites aucun commerce avec mes ennemis, ni avec ceux qui cherchent à usurper mon autorité légitime. Je punirai la trahison par la trahison, la rébellion avec une poigne de fer. Laissez-moi vous avertir. Je sais tout ce qui se passe dans mon royaume. Ne croyez pas pouvoir me cacher quoi que ce soit. Prenez garde à ces paroles, et n'essayez pas de désobéir à mes lois. Je suis un Prince loyal et d'humeur égale, mais je vous avertis, ne me contrariez pas. Ma colère n'a pas de limites.



Il est clair qu'il ne plaisantait pas, surtout maintenant qu'il est face à moi.

- Présentez vous !

Comme un claquement de lame sur mes doigts, je suis rappelé à la vérité de ma situation.

- Je suis Armand de Rivière.

- Français ?

- D'origine oui... Monseigneur.

- Pouvez vous me répéter les lois qui sont les nôtres ?


D'un signe de la tête, mes lèvres laissent alors sortir les règles saintes que mon Sire m'a enseigné quelques nuits auparavant. Après m'être libéré du poids des cinq lois de Lodin, je laisse s'exprimer un ouf de soulagement en mon for intérieur. Le Prince ne semble pas répondre à mon petit discours. Silencieux, il prend un carnet et note quelques informations à l'intérieur. J'avoue que je ne sais pas ce qu'il doit noter vu le silence glacial de cet entretien. D'un mouvement de la tête, il me fait signe d'avancer de quelques pas supplémentaires.

- Vous faites maintenant parti de notre communauté. Nous vous rappelons encore une fois que vous devez être intransigeant avec nos lois. Et si, par devers vous, un des nôtres les violait... Nous sommes disposé à vous entendre et nous serons généreux avec nos gens les plus loyaux.

Sous le choc, je me rends alors compte que la délation est une chose bien vue par le Prince. Sous les dehors policée d'une bonne justice se cache une politique que les Nazis n'auraient pas critiqué. Annabelle m'avait prévenu qu'il existait aussi un Shérif vampirique qui maintenait ces lois, sans compter la Police qui était sous l'influence directe du Prince. Peu de choses pouvait lui échapper avec tous ses indics un peu partout. Un frisson me parcourt le dos rien qu'à considérer que les Hommes sont bien aveugles... Ils ne voient pas que leur liberté est plus faible que jamais, mais sous le sceau du secret le plus absolu.

Citation :
Camarilla :


    ø Les Princes dirigent les Cités, au dessus d'eux, il y a les Archontes et le Cercle Intérieur de la Camarilla.
    ø La Mascarade : Elle est devenue un fondement de la société vampirique moderne et la base de la Mascarade qui cache les Vampires aux yeux des mortels. Révéler l'existence des Caïnites au monde des humains serait une catastrophe pour les deux.
    ø Le Domaine : ne concerne que le Vampire seul. Tous les autres lui doivent le respect quand ils sont sur son Domaine. Autrefois les Vampires s'appropriaient des zones spécifiques pour y chasser, étendre leur pouvoir ou parce qu'ils souhaitaient s'en occuper. Cette Tradition était alors utilisée pour faire respecter l'idée du "Domaine"; et un Vampire pouvait en tuer un autre s'il avait violé son domaine. Avec les années, les sociétés changent et ce fait est désormais devenu inacceptable. Au cours des deux derniers siècles environ, Chicago est dorénavant dirigé par un Prince devenant ainsi son domaine. Pour assurer son pouvoir, le Prince a besoin de la collaboration des Clans. C’est pour cela que tout manquement aux traditions et aux lois sera sous la responsabilité du Shérif.
    ø La Progéniture : Les Princes exigent des autres Caïnites qu'ils obtiennent leur permission avant d'Etreindre un Infant. Chacun obéit, aussi bien par crainte ou par respect, car la non-vie de l'Infant est en jeu. Si un Vampire crée un Infant, il en est responsable comme un parent mortel l'est de son enfant. Si l'Infant ne supporte pas le fardeau du vampirisme, le Sire doit s'occuper de lui d'une manière ou d'une autre. Si l'Infant menace la Mascarade, par ignorance ou par malice, son Sire doit l'en empêcher. Le Sire doit s'assurer que son Infant connaisse les Traditions et ses responsabilités, et qu'il ne constituera pas une menace pour lui ou la Mascarade une fois affranchi. Le Sire est également responsable de la sécurité de son Infant.
    ø L'Hospitalité : Certains appellent cette Tradition la Politesse : frapper avant d'entrer. Cela avait lieu avant que les Princes ne règnent sur les villes et se fait même s'il n'y a qu'un seul Vampire sur un Domaine.
    ø La Destruction : Le droit de Destruction n’appartient qu’au Prince. Seul le plus vieux parmi vous peut demander une Chasse de Sang. Seul le Prince et le Shérif, avec l’aval du Prince, peut demander la destruction d'un Caïnite de Chicago et de ses environs, en lançant une Chasse de Sang. Le meurtre d'un autre Vampire par quelqu'un n'ayant pas le droit de Destruction n'est absolument pas toléré. Si un tel Vampire est pris en flagrant délit, il est généralement détruit sur le champ.
    ø Toute autre forme de vie politique n'existe pas dans la ville de Chicago, on les appelle les Factieux ou Anarchs et ils sont très mal vus en général.


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Message Sujet: Re: 1 - Vampires   Mer 27 Sep 2017 - 17:49
L'Amour est assis sur le crâne de l'Humanité, et sur ce trône le profane, au rire effronté.

Baudelaire.

Entrant dans le salon, je vis mon Sire en train de lire les nouvelles de la veille. Un regard sombre parcourait ses yeux en cet instant et c'était rare de sa part je devais bien me l'avouer. Sans l'interrompre, je m'approchais d'un petit réfrigérateur à glaçons et en sortait une poche de sang, je la posais dans un réchauffoir médical et attendais mon repas du soir. Mon regard se tourna alors vers elle, cette dernière n'avait pas quitté son journal et prenait maintenant des notes dans un petit carnet avec soin.

- Un souci Annabelle ?

- Possible. Certaines informations ne sont pas du genre à me satisfaire...
répondit-elle avec une pointe d'angoisse.

- Je peux t'aider ?

- Je ne pense pas que tu puisses y faire quelque chose. Mais, ceci étant dit, je me dois de t'expliquer certaines choses sur notre société.
Se levant, elle s'approchait de moi et prit la poche de sang afin de la vider dans une bouteille de grand cru. Elle avait l'art de cacher notre liqueur préférée dans les plus précieux vins. Au moins, elle respectait la Mascarade en tout point, même dans la vie intime. Elle reprit alors la parole après ce long silence. La danse de notre Histoire a emporté ma vie au cours des siècles... Et si nous sommes aujourd'hui en sécurité sous la férule du Prince Lodin, il n'en a pas toujours été ainsi dans le Nouveau Monde. L'Europe est un havre pour notre Peuple, l'Amérique du Nord est un terrain d'opportunité mais elle l'est aussi pour eux...

- Pour eux ?

- Comme je te l'ai dit, notre Peuple s'est divisé en 13 Clans majeurs au cours des Siècles. Certains sont restés indépendants, d'autres sont rentrés dans la Camarilla... Et les derniers ont rejoint le Sabbat. Si nous respectons l'humanité, ses folies comme ses beautés, si nous avons fait le choix de nous cacher d'eux, c'est pour permettre une paix sereine entre l'Humanité et les Caïnites. Mais ceux du Sabbat repoussent cette idée, se considèrent comme des prédateurs au dessus du cycle animal. Ils ont perdu le sens de l'Humanité pour s'abaisser à leurs pires vices. Ils sont des monstres sans foi ni loi et détruisent tout sur leur passage... Et quand je parlais à l'instant d'opportunités, je parlais d'eux. Ils se sont réfugiés en Amérique alors qu'ils étaient chassés par nos Anciens dans l'ancien monde. Enfin voilà, les informations que je lis dans le New York Times m'enseignent que les Sabbatistes ont pris l'ancienne Amsterdam. Tu dois donc être méfiant et ne jamais tombé dans leurs filets... Inutile de dire ce qu'il adviendrait de toi...


Pensif, j'entendais les troubles dans les pensées de mon Sire. Je savais qu'elle était fidèle aux principes de la Camarilla, qu'elle se considérait cartésienne en toute chose. Mais ce mal profond qu'elle craignait pouvait être contré par les Sept Clans de la Camarilla. Les Toréadors, dont j'étais, étaient des artistes et des esthètes, des hédonistes pour certains. Les Ventrues étaient des Chefs politiques et militaires, des descendants des anciens chevaliers du Moyen Âge. Les Malkavians, le clan des fous, on ne connaissait pas véritablement leurs raisons mais leur don pour voir dans le futur avaient permis de sauver à plusieurs reprises la Camarilla. Les Tremeres, des sorciers, des magiciens du sang qui disposaient de capacités qui me semblaient si lointaines. Les Brujahs, les héritiers de Sparte et de Carthage. Ils sont de féroces guerriers à l'instar de leurs ancêtres, penseurs et combattants en même temps. Ils étaient souvent à la tête des mouvement populaire autrefois, et ils appuient les mouvements sociaux de l'Humanité. Les Nosferatus, des êtres d'une laideur repoussante, vivants dans les fosses et les égouts. Inutile de dire que plus on s'en éloigne, mieux c'est. Mais si on veut des informations, c'est malheureusement vers eux qu'il faut se tourner... Enfin, le clan des Bêtes, les Gangrels. Ils sont nos premiers défenseurs dans les campagnes aux alentours de nos villes. Au moins ils sont proches des Lupins et nous évitent bien des problèmes avec eux...

Dans un silence, j'allais vers la petite table où trônait le journal du soir. Mes mains le prirent et j'observais les informations qui étaient guère réjouissantes avec la montée brutale des crimes dans le sud de Brooklyn.

Citation :
Clans de la Camarilla :

- Brujah : Penseurs, Guerriers, en tête des mouvements sociaux.
- Gangrel : Ecologistes, libertaires.
- Malkavian : Fous, psychopathes, sociopathes.
- Tremere : Sorciers.
- Nosferatu : Laids, informateurs, espions.
- Toréador : Artistes, Hédonistes.
- Ventrue : Chefs, Aristocrates.


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